Leçon de détente : capturer l’instant alpha

Quel est le point commun entre la sophrologie, l’hypnose, la méditation en pleine conscience, le Zen ? Toutes ces méthodes font varier la fréquence des ondes cérébrales du méditant, permettant à son système nerveux d’atteindre un état de détente.

Notre cerveau est parcouru d’ondes électriques de différentes natures, et l’intensité de l’activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes : un hertz égale une ondulation par seconde.

  • Les ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêves.
  • Les ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.
  • Les ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l’éveil calme.
  • Les ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal).
  • Les ondes gamma au-dessus de 30 ou 35 Hz celles d’une grande activité cérébrale, pendant les processus créatifs ou les résolutions de problèmes.

Le mécanisme d’une séance guidée

Lorsque nous sommes à l’état de veille normal, en train de travailler, ces ondes adoptent le rythme « bêta ». Lorsque nous nous relaxons, les ondes cérébrales ralentissent et passent à une fréquence « alpha ».

Il a été observé que dès que nous avons les yeux fermés dans une posture de relaxation, l’encéphalogramme affiche un ralentissement des ondes cérébrales et notre cerveau fonctionne alors entre 8 et 13 Hz.

Il semble qu’à ce rythme, les deux hémisphères du cerveau fonctionnent ensemble en harmonie, alors que lors du rythme bêta notre hémisphère gauche domine, privilégiant le travail analytique et la réflexion sur l’intuition et la créativité de l’hémisphère droit.

Ainsi, au niveau alpha, nous avons une meilleure perception de nos sens et nous sommes plus à l’écoute de notre intuition :

– maîtrise du stress, meilleure mémoire, concentration, motivation ;

– préparation mentale (examen, voyage, entretien professionnel, réunion familiale, permis de conduire…) ;

– conscience de soi positive, augmentation des potentiels, de la créativité, des performances sportives.

Pour une libération des tensions importantes, la méditation peut être plus profonde et s’approcher du rythme thêta :

– libération des situations anxiogènes, des phobies, des addictions ;

– reconnexion avec ses capacités, ses valeurs.


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Ce que dit la recherche sur le cerveau des méditants1)

S’il est avéré que la méditation apaise, les modulations des ondes alpha vont jusqu’à modifier le cerveau dans sa structure.

En 2005, le Dr Sarah Lazar du Massachussetts General Hospital détecte chez les méditants réguliers un épaississement du tissu cérébral du cortex préfrontal gauche impliqué dans les processus cognitifs, émotionnels et le sentiment de bien-être. En 2010, elle montre un grossissement de l’hippocampe (qui permet la mémorisation) et un rétrécissement de l’amygdale (sensible à la peur). En 2012, Eileen Luders de l’Université de Californie à Los Angeles s’aperçoit que les fibres neuronales (la matière blanche) sont plus nombreuses et plus denses entre les différentes régions cérébrales et qu’il y a moins de pertes liés à l’âge que chez d’autres sujets.

1) Sciences et avenir, « Comment l’esprit guérit le corps », juillet 2013.


 

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